Seilles : Un passé minier profondément enraciné
L' Histoire minière de Seilles.
Un passé riche et souvent méconnu qui a façonné notre région. Comprendre cette histoire est essentiel pour saisir les enjeux actuels liés à une nouvelle exploitation du calcaire à Seilles. Ce voyage dans le temps s'adresse à tous les habitants de Seilles, aux riverains, et aux jeunes ménages, notamment, qui viennent de s'installer dans notre belle région, soucieux de l'avenir de leur nouvel environnement et du futur de leurs enfants.

Des mines à travers les âges
Seilles est une terre marquée par une activité minière intense depuis des siècles. L'extraction de minerais a laissé une empreinte durable sur notre paysage et notre sous-sol. Des premières exploitations (du temps des Romains) aux grandes époques industrielles, l'histoire de nos mines est longue et complexe, révélant la persévérance et les défis des générations passées.
Orifice écroulé du puits de sécurité (profondeur calculée au son = 80 m) de la Mine de Fer Colligon – Mine Saint Remy.
Photo prise en septembre 1973.
Le puits était revêtu de briques et chaque palier en madrier était muni d’échelles inclinées en fer que l’on pouvait encore voir en 1973.
L’entrée se trouve sur le versant est du terril situé à proximité de la « Grange Bodart » dans le Bois Collignon.

L'héritage des métaux lourds
L'exploitation minière à Seilles ne concernait pas uniquement le calcaire. Notre sol recèle un passé d'extraction de métaux lourds comme le plomb, le zinc, le fer et l'argent. Cet historique soulève des questions importantes sur les risques potentiels de contamination de l'environnement, notamment en cas de nouvelles perturbations du sous-sol.
A gauche de cette carte postale, "La Rouge Mine”.
Messieurs Eugène et Richard Collignon possédaient un "Moulin à Minerai", situé près de la Meuse, à 50 m. de l’embouchure de la Velaine, dont ils utilisaient les eaux comme force motrice. Actif depuis 1890, le Moulin recevait le minerai de fer rouge extrait dans les mines de Sclaigneaux. Ce minerai y était concassé et réduit en poussière rouge qui servait à faire le minium de fer, peinture anti-rouille. L’usine se distinguait de loin, au milieu de la campagne de Seilles, rougie de fond en comble d’où son surnom “Li rodje mine “.
André CHAPELLE dans « Bords de Meuse », Huy, 1997, p.142.

Les "terres de couverture" imprégnées de tous ces résidus miniers
Sous Seilles, de vastes nappes phréatiques jouent un rôle vital pour notre écosystème et notre approvisionnement en eau. L'activité minière passée et une possible nouvelle aire d'extraction de calcaire, poseraient un risque réel d'impact encore plus négatif sur ces réserves souterraines (déjà fortement impactées - Ex. la Nappe de Tramaka ou le captage a du cessé !). L'eau est une de nos ressources essentielles. Nous nous devons d'être vigilants.
Un éclairage unique sur notre histoire
Grâce à des figures comme l'écrivain Jean Tousseul, dont l'œuvre a souvent dépeint la vie ouvrière (nombreuses références aux mines et aux carrières) et les paysages de notre région et à des organismes comme Natagora, qui œuvrent sans cesse pour la préservation de notre patrimoine naturel, la longue et riche histoire minière de Seilles continue de nous parler.
Leurs regards nous aident à mieux comprendre le passé de notre région et à, sans doute, mieux agir pour l'avenir.